Statec: L’argent fait encore le bonheur

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La mesure de la «qualité de vie» avec des indicateurs dépassant le seul PIB par habitant est devenue, au cours des dernières années, une préoccupation centrale des décideurs politiques et des statisticiens. En témoigne le projet «PIBien-être» qui est en bonne voie au Luxembourg. Dans cette optique, le Statec a mené une enquête sur la satisfaction des résidents à l’égard de leur qualité de vie.

Dans la panoplie des indicateurs de qualité de vie, le bien-être subjectif (la satisfaction à l’égard de sa vie) est considéré comme un élément important par le Statec. C’est pourquoi un questionnaire sur la satisfaction dans la vie a été ajouté à l’enquête tourisme au 3e trimestre 2012. Il en ressort que les plus jeunes (15 à 24 ans) et les plus âgés (65 ans et plus) sont les plus satisfaits de leur vie en général tout comme de leur situation professionnelle et leurs conditions de logement. Seule exception : la satisfaction à l’égard de l’état de santé qui diminue sans surprise à mesure que l’âge augmente. Il en ressort également que les nationaux sont plus comblés que leurs concitoyens de nationalité italienne ou portugaise et que globalement la classe d’âge des 25 à 44 ans est la moins satisfaite.

Sur une échelle de 0 à 10, le niveau moyen de satisfaction dans la vie des résidents âgés de 15 ans et plus s’établit ainsi à 7,7.

Le revenu net du ménage est sans surprise une autre dimension essentielle du niveau de satisfaction dans la vie. Ainsi, parmi les personnes issues d’un ménage dont le revenu net ne dépasse pas 2 500 euros, 27 % expriment un degré de satisfaction ne dépassant pas 5 sur 10 et celles disposant d’un revenu net entre 2 501 et 6 000 euros dans leur ménage sont moins de 10 % à formuler un niveau de satisfaction aussi faible. Cette insatisfaction diminue encore au-delà d’un revenu net du ménage de 6 000 euros.

Dans le détail des éléments sur lesquels ont été interrogés les répondants, un niveau de satisfaction moyen à l’égard de la situation de logement de 8,1 sur une échelle allant de 0 à 10 a été attribué. Les plus insatisfaits à l’égard de leurs conditions de logement sont les 25 à 44 ans; ils ne sont que 35 % à déclarer un niveau de satisfaction supérieur à 8 en matière d’habitation contre 54 % parmi les 15 à 24 ans et les 45 à 64 ans et deux tiers parmi les 65 ans et plus. Ceci s’explique vraisemblablement par le fait que l’accession à la propriété augmente avec l’âge et qu’entre 25 et 44 ans les ménages sont souvent confrontés à un agrandissement de la famille, à des carrières en évolution et à un accès à la propriété représentant un investissement important, selon le Statec.

http://www.lequotidien.lu/l-economie/50405.html