SREL: vers une législation plus stricte

Alors que son rapport est en train d’être finalisé, la commission d’enquête a reçu une fois de plus hier le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, chef politique du SREL.

«Je ne sais pas comment j’aurais pu transmettre des informations (NDLR : concernant des dysfonctionnements) à la commission parlementaire de contrôle du SREL alors que je n’ai moi-même pas été informé», a noté Jean-Claude Juncker. Le chef politique du SREL estime qu’il est «strictement impossible de faire ce travail ministériel avec le soin nécessaire». C’est aussi pourquoi le Premier ministre a prévu, dans ses pistes de réforme, de créer un poste de chargé du SREL, une personne qui serait exclusivement destinée à contrôler les activités du service. «Il ne s’agit pas là d’un manque de confiance de ma part vis-à-vis du SREL. Mais mon but est de garantir l’étanchéité du service», a encore expliqué le Premier ministre.

Au-delà de la création du poste de chargé du SREL, Jean-Claude Juncker a proposé, hier, de soumettre toutes les formes d’observation («filature classique») à des autorisations écrites. Puis, Jean-Claude Juncker a également annoncé qu’il envisage d’ouvrir au SREL, en cas de besoin, l’accès aux données bancaires et aux données de vol des résidents, jugé notamment «indispensable dans la lutte contre la prolifération des armes non conventionnées». Enfin, le Premier ministre veut renforcer le dispositif visant à éviter l’espionnage économique et mettre fin à la possibilité d’espionnage intérieur.

Alors que les rumeurs concernant d’éventuelles élections anticipées ne faiblissent pas, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a indiqué, hier, en marge de la réunion de la commission d’enquête, que «la question ne se pose actuellement pas».