La ChinaLux, Chambre de commerce sino-luxembourgeoise, a été officiellement lancée

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Le Luxembourg a célébré l’inauguration de la ChinaLux, la Chambre de commerce sino-luxembourgeoise. L’organisation devrait permettre d’intensifier les relations commerciales entre les deux pays, qui se sont fortement accélérées ces dernières années. Près de 500 personnes ont assisté la cérémonie à la Chambre de commerce. Elle a été saluée chaleureusement par le directeur de la Chambre de commerce, Carlo Thelen, le ministre de l’Économe, Etienne Schneider, ainsi que par l’ambassadeur de Chine au Luxembourg, Zeng Xianqi.

Plusieurs acteurs ont identifié la nécèssité de créer un organe ou plutôt une plateforme commune pour leur permettre de mieux en profiter. La ChinaLux a donc officiellement vu le jour. Elle compte 20 membres fondateurs (40 membres au total) parmi lesquels des cabinets d’avocats au Luxembourg qui ont déjà un pied en Chine comme Arendt & Medernach, les «Big 4» de la place financière, des banques comme la BIL mais aussi les chinoises Bank of China et ICBC ainsi que Cargolux, qui compte désormais parmi ses actionnaires le groupe chinois HNCA.

Dirk Dewitte est le président de la ChinaLux. Il a expliqué que l’organisation doit être perçue comme une plateforme qui aura pour objectif de dynamiser les relations d’affaires existantes entre les deux pays mais aussi de faciliter les opportunités qui existeraient et de créer un lien officiel entre les deux pays. Selon lui «Le Luxembourg est un petit pays qui a conscience de ses limites et il a donc toujours su mettre en avant ses atouts au travers d’une politique gouvernementale active à l’étranger. Contrairement à d’autres pays, il n’a pas voulu attirer à tout prix les Chinois pour qu’ils restent sur son territoire mais s’est présenté comme une porte ouverte sur l’Europe, un argument qui pèse pour les Chinois».

Outre sa position géographique centrale, le Grand-Duché a su aussi se mettre en avant depuis plusieurs années grâce à des firmes luxembourgeoises, qui n’ont pas hésité à utiliser le territoire de Hong Kong pour séduire Pékin avec son savoir-faire financier. Il est ainsi aujourd’hui indéniable que l’expertise luxembourgeoise en matière de services financiers et notamment dans les fonds d’investissement a su attirer la Chine au Grand-Duché. Aujourd’hui, le Luxembourg n’hésite plus à jouer dans la cour des grands et veut rivaliser avec les autres grandes places financières pour s’attirer des revenus qui seront générés par l’internationalisation du renminbi (RMB), la monnaie chinoise.

«Il y a aujourd’hui 220 milliards d’actifs sous gestion en RMB au Luxembourg. Les dépôts en monnaie chinoise ont triplé en un an et les emprunt ont doublé. Il y a aujourd’hui 43 «Dim Sum Bonds» (obligations en RMB) cotées au Luxembourg, c’est plus qu’à Londres ou Paris», souligne Dirk Dewitte.

Les banques chinoises croient en tout cas au potentiel du Luxembourg et l’aident à accroître ses relations avec leur patrie d’origine : ces dernières années, trois banques ont installé leur quartier général européen au Luxembourg (Bank of China, ICBC et CCB). «Elles ont elles aussi compris que le Luxembourg peut leur servir de porte d’entrée sur l’Europe. Je peux vous annoncer que deux ou trois autres banques devraient s’installer au Luxembourg d’ici 2015», assure Dirk Dewitte.

Source: «Le Quotidien»