Jean-Claude Juncker rencontre le patronat et les syndicats

En amont de la déclaration sur l’état de la Nation, les associations  patronales ont appelé le gouvernement à enrayer une fois pour toutes la chute de  la croissance qui pèse sur l’économie luxembourgeoise.

Alors que les syndicats ont surtout insisté sur la protection des  acquis sociaux lors de leur rendez-vous avec le gouvernement, mercredi, les  associations patronales (Fédération des artisans, UEL et Fedil) ont tout aussi  logiquement axé leurs revendications sur la croissance économique, lors de la  réunion d’hier. «L’Union européenne est en récession. Et au Luxembourg, sur les  cinq dernières années, la croissance cumulée était presque à zéro. C’est une  situation qu’il faudra absolument corriger», a clamé Michel Wurth, le président  de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), hier, devant la presse, à  l’issue des discussions avec les ministres Jean-Claude Juncker, Luc Frieden  (Finances), Nicolas Schmit (Emploi), Françoise Hetto-Gaasch (Classes moyennes)  et Octavie Modert (Culture et ministre déléguée à la Fonction  publique).
Face à ces défis  à la fois structurels et conjoncturels, les associations patronales plaident  pour la mise sur pied de tout un paquet de réformes, visant à la fois un  équilibre du budget et l’amélioration du fonctionnement de l’État. «Il faudra  notamment analyser les dépenses peu productives et tenter de les réduire, afin  que l’assainissement budgétaire ne passe pas uniquement pas des mesures  fiscales», propose Michel Wurth. Car une chose est claire pour le président de  l’UEL : à défaut de croissance et d’un renforcement de la compétitivité de  l’économie, le déficit ne baissera pas. Et une politique fiscale trop rigoureuse  nuirait à l’environnement des entreprises. Mais Michel Wurth n’a  pas livré de propositions concrètes, hier. Plutôt un constat général, toutefois  pas anodin : «Au Luxembourg, les dépenses par habitant sont entre 2 et 2,5 %  plus élevées que dans les autres pays de l’Union  européenne.»