Discours de la fête nationale du Premier ministre du Luxembourg

Le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, dans son discours de la fête nationale a tenu à revenir sur la situation sociale et économique que traverse le Luxembourg. «La situation dans la Zone euro s’est durablement apaisée si on la compare avec celle d’il y a un an, mais il y a des risques de rechute. Les pays de la Zone euro sont en récession — pas le Luxembourg, mais bientôt — les perspectives de croissance ne sont pas brillantes, le chômage grimpe, le pouvoir d’achat est certes stable si on le considère sur plusieurs années, mais nos ambitions matérielles se voient confrontées à des limites », indique le Premier ministre.

D’autant plus que le «parcours» du Luxembourg en matière de politique financière se heurterait désormais à «des barrières solides» qui ne seront pas surmontables par de simples «clics de souris». Jean-Claude Juncker a dit : «Nous devons épargner et consolider.» Avant de se vouloir plus rassurant : «Mais pas de sorte à ce que l’évolution économique s’écroule et que le chômage croisse encore davantage.»

Le Luxembourg va devoir évoluer dans les prochaines années. «De grandes restructurations nous attendent. Cela est particulièrement pour notre place financière qui se trouve face à de nouveaux défis avec le passage du secret bancaire à l’échangé automatique d’informations. Des défis qu’elle surmontera mais qui demandent des efforts. Simple, cela ne sera pas. De l’imagination et de la compétence sont demandées», poursuit le Premier ministre tout en indiquant que le gouvernement devra également se retrousser les manches et rester vigilant lors des futures négociations qui s’annoncent au niveau européen.

De l’imagination et de la compétence, il en faudra également pour faire reculer le chômage des jeunes, assure Jean-Claude Juncker. «Ce n’est pas possible et ce n’est pas tolérable que les nouvelles générations perdent espoir dans la joie de vivre parce que nous ne leur offrons aucune chance ou perspective», avance le Premier ministre. Il en serait du devoir du gouvernement, mais également du Parlement et des partenaires sociaux de s’attaquer avec une «détermination résolue à ce grave problème».