«Le Quotidien» sur la réaction officiel de la Russie au rapport d’ Amnesty Internationale sur la Syrie

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Le ministère russe de la Défense a rejeté mercredi les accusations«fausses» et «sans preuves» d’Amnesty International, affirmant que la Russie a tué des «centaines de civils» dans ses raids aériens en Syrie et causé «des destructions massives» dans des raids aériens qui«bafouent le droit international humanitaire»

- «Nous avons pris connaissance de ce rapport. Une fois de plus, il n’y avait rien de concret ni de nouveau dedans : toujours les mêmes clichés et les mêmes fausses informations que nous avons déjà dénoncés avant, à plusieurs reprises»,déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

L’ONG «explique déjà dans la préface que tous les faits exposés dans le rapport ont été obtenus à distance, lors d’entretiens téléphoniques avec des soi-disant défenseurs des droits de l’homme locaux», a-t-il souligné. Konachenkov a dénoncé le recours fréquent par Amnesty International aux «expressions du genre «des frappes russes présumées» ou «d’éventuelles violations du droit international» sans la moindre preuve», — «Amnesty International affirme que dans les zones qui auraient été visées par les frappes russes, il n’y avait pas de cibles militaires ou de militants armés», a-t-il poursuivi. «Mais ils ne peuvent pas le savoir et n’ont pas les moyens pour le vérifier», a insisté le porte-parole. Les frappes aériennes en Syrie sont aussi effectuées par l’aviation de la coalition menée par les États-Unis et par les forces aériennes syriennes, a-t-il rappelé, en déplorant une «mauvaise coordination» de ces efforts dans la lutte contre l’Etat islamique (El). «Pourquoi Amnesty ne parle que des actions russes?», s’est-il interrogé, en dénonçant ces «accusations gratuites».

Source : «Le Quotidien» du 24 décembre 2015