Le commentaire du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères russe Alexandre Lukachevitch suite à la publication aux Etats-Unis de la soi-disante «Loi Magnitski»

Nous constatons avec regret que, conformément aux dispositions de la «Loi Magnitski» absurde, la partie américaine a publié les noms des citoyens russes contre qui des sanctions économiques et de visas sont instaurés. Notre évaluation de principe de ce pas hostile est bien connue – les relations bilatérales et la confiance mutuelle ont subi un coup dur sous pression des membres russophobes du Congrès.

Bien sûr, nous ne l’avons pas laissé sans réponse, et ont réagi d’une façon adéquate à l’ingérence grossière dans nos affaires intérieures. Aujourd’hui, le site web du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a fait paraître les noms des citoyens américains inscrits sur liste noire et interdits de séjour en Russie en vertu de Loi fédérale «Sur les mesures applicables aux personnes impliquées dans les violations des droits et des libertés fondamentales de l’homme, des droits et des libertés des citoyens de la Fédération de Russie».

Nous voudrions noter qu’à la différence de la liste américaine, établie arbitrairement, la liste russe inclut en premier lieu ceux qui sont impliqués dans la légalisation des tortures, les détentions arbitraires dans la prison spéciale de Guantanamo, ainsi que les arrestations et les enlèvements de citoyens russes dans des pays tiers et les atteintes à leurs vies.

La Russie n’a pas choisi la guerre des listes, mais nous sommes obligés de réagir à un chantage pur. Les politiciens à Washington devraient enfin comprendre qu’il ne sert à rien de bâtir les relations avec la Russie sur la base d’un diktat ouvert et en s’érigeant en donneurs de leçons.