Déclaration du porte-parole du MAE de Russie Alexandre Loukachevitch sur les événements en Irak

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La situation en Irak est toujours très aiguë et tendue.

Les combattants du groupe terroriste Etat islamiste en Irak et au Levant (EIIL) lié à «Al-Qaïda» tentent de capturer Mossoul, une des plus grandes villes du pays, ainsi que les villages de Beiji et Tikrit, qui se trouvent à 120 kilomètres au nord de Bagdad. Selon les informations reçues, les extrémistes ont détruit par des bulldozers les signes de frontière syro-irakienne, comme s’ils renforcaient symboliquement leur demande de créer un califat islamique sur ce territoire.

Nous réitérons notre ferme condamnation des intentions terroristes de prendre le pied en Irak, en Syrie et d’autres parties de la région. Il n’y a aucun doute que ceux qui avaient envahi l’Irak il ya plus de 10 ans et continuaient à imposer leurs décisions et volonté aux peuples de la région, ont largement contribué ainsi à la déstabilisation du processus de lancement, dont les fruits sont maintenant évidents dans presque tout le Moyen-Orient.

La montée des activités terroristes en Irak, des attaques extrémistes en Syrie rendent encore plus pertinente un appel formulé il y a un an lors du dernier sommet du G8 à Loch Erne à la nécessité de consolider les efforts du gouvernement et des structures de l’opposition syriens pour faire face aux terroristes. Il est à rappeler que lors de deux premiers rounds de pourparlers à Genève la délégation du gouvernement syrien soulevait la question de la priorité de la lutte commune contre le terrorisme. Malheureusement, ces appels n’ont pas été entendus, et les terroristes ont reçu la possibilité de faire escalade de leurs actions, ce qui est confirmé aujourd’hui par les événements qui se déroulent déjà en Irak.

Nous sommes convaincus que l’expérience des dernières années du développement de la situation en Syrie, en Irak et dans d’autres pays du Moyen-Orient on doit tirer des conclusions appropriées sur la façon dangereuse et inacceptable de flirter avec les extrémistes de tous bords, de se faire guider par les doubles standards et d’intervenir, y compris par la force, dans les processus internes des États souverains.